L’historique de la CURIF

La CURIF a été créée en 2008 sous forme d’une coordination informelle. Il s’agissait de défendre les spécificités des universités les plus actives dans le domaine de la recherche, alors que se discutait le remplacement du système d’affectation des ressources SAN REMO. En effet, les systèmes d’affectation proposés avec une belle constance par le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, ne prennent pas en compte les besoins des activités de recherche à un niveau réaliste, ce qui obère le maintien d’une recherche de haut niveau dans nos établissements.

Il est alors apparu que la position des grandes universités ne pouvait pas être développée dans son intégralité par la CPU qui doit tenir compte du point de vue de toutes les universités dont certaines ont parfois des besoins urgents en enseignement et relativement moins criant en recherche. Il est aussi apparu que la plupart des pays européens, suivant en cela l’exemple de la LERU, se sont dotés eux aussi d’un groupe de liaison des universités de recherche intensive afin de défendre la recherche universitaire et faire comprendre aux pouvoirs publics que, sans une réflexion et des moyens adaptés à l’exercice de la recherche intensive, leurs universités seront exclues de la compétition internationale avec toutes les conséquences désastreuses que cela entraîne en termes d’innovation et d’attractivité du territoire.

Les principales associations sont :

Russel Group au Royaume Uni, le Go8 en Autralie, Ivy League aux USA, Allemagne U15 en Allemagne, U15 au Canada, Research University 11 au Japon, Association of East Asian Research Universities, C9 Ligue en Chine.

La CURIF fut lancée donné fin 2008 par les universités françaises membres de la LERU : Strasbourg (Louis Pasteur), Paris-Sud et UPMC. Les principes de cooptation qui furent adoptés étaient :

  • de se restreindre à de réelles universités (hors grandes écoles),
  • de ne prendre qu’une université par ville, sauf à Paris
  • de tenir compte du nombre de laboratoires mixtes de recherche (pour l’essentiel, avec le CNRS et l’INSERM).

Alors que les deux premiers principes sont faciles à appliquer, le troisième doit tenir compte des disciplines puisque le CNRS est inégalement représenté selon les disciplines (très peu représenté en droit et gestion, par exemple). Le principe d’une université par ville posait surtout des problèmes à Aix-Marseille et Bordeaux puisque dans ces villes deux grandes universités coexistaient. Cette difficulté est maintenant fort heureusement résolue.

En application de ces principes les universités suivantes, qui à elles seules couvraient plus de 85 % de la recherche dans le domaine de la santé et 70 % dans le domaine d’action du CNRS ont été sollicitées.

Peu après, Paris 2 Panthéon-Assas, Nancy 1 Henri Poincaré et Nice furent invités à rejoindre la coordination. Les universités contactées participèrent depuis lors à la coordination, à l’exception de Panthéon-Sorbonne, Panthéon-Assas, Paris-Descartes, Paris-Diderot et Toulouse Paul Sabatier qui cessèrent leur participation en 2012 suite aux élections, provisoirement en ce qui concerne Paris- Diderot.

En 2013, la CURIF dont l’intendance et le secrétariat étaient assurés depuis l’origine par l’UPMC, décida de se doter d’une personnalité morale sous forme d’association loi 1901 et d’appeler une cotisation. Les membres fondateurs de l’association sont les universités :

Université d’Aix-Marseille
Université Bordeaux 1
Université Grenoble 1 – UJF
Université Lille 1
Université de Lorraine
Université de Lyon 1 – Claude Bernard
Université de Montpellier 2
Université Nice Sophia Antipolis
Université Paris 4 – Sorbonne
Université Paris 6 – Pierre et Marie Curie
Université Paris 10 – Paris Ouest Nanterre La Défense
Université Paris 11 – Sud
Université Rennes 1
Université de Strasbourg

 

Le premier bureau fut désigné le 19 juin 2013. Ont été nommés :
Alain Beretz, Président ; Barthélémy Jobert, Vice-Président ; Frédérique Vidal, Trésorière et Jean-Charles Pomerol, Secrétaire.

Après l’assemblée générale du 19 novembre 2014, l’Université de Toulouse Capitole a été cooptée ainsi que Paris- Diderot qui a souhaité participer de nouveau à la CURIF.
Le bureau de la CURIF est également renouvelé. Ont été nommés :
Jean CHAMBAZ, Président ; Barthelemy JOBERT et Bruno SIRE, Vice-Présidents ; Frédérique VIDAL, Trésorière ; Jean-Charles POMEROL, Secrétaire

L’association compte alors seize membres en 2014.

 

En septembre 2015, la CURIF se dote d’un chargé de mission afin d’assurer le suivi et la coordination de ses actions.

Lors de l’assemblée générale d’octobre 2016, la CURIF renouvelle son bureau qui se compose de :
Jean Chambaz, Président ; Christine Clerici et Barthélémy Jobert, Vice-Président(e) ; Corinne Mascala, Secrétaire ; Frédérique Vidal, Trésorière.

La période est également propice à l’élargissement puisqu’entre la fin de l’année 2016 et le printemps 2017 l’association accueille dans ses rangs trois nouveaux membres : l’université Toulouse 3 – Paul Sabatier, l’université Paris 5 – Paris Descartes et l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne.

Ayant été nommée Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal sera remplacée au poste de trésorier par Patrick Lévy à l’assemblée générale d’octobre 2017.